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L'état de Washington, un terrain de jeux pour les amateurs de plein air
Expédition: du 25 juillet au
18 août 2005
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Voici quelques faits saillants
qui ont marqué notre expédition (notes du carnet de voyage)
Jour 1:
Montréal à Seattle via Vancouver
Jour 2:
De Seattle, nous prenons la direction du parc national du
mont Rainier
Jour 3: mont Rainier
Nous nous installons dans le secteur de Longmire. Nous
avons effectué le sentier Sky Line, 10km. Le panorama était superbe, nous avons
admiré le mont St-Helens, le mont Adams, le mont Hood (Orégon) et le glacier du
mont Rainier que nous aurons à gravir. Nous nous sommes procurés notre permis
d’alpinisme pour faire l’ascension de cette montagne.
Jour 4: direction le camp Muir 10 079 pd d’altitude (camp
de base)
Nous
commençons tôt notre ascension vers le camp de base.
Après 2 heures de marche, nous avons poursuivi notre
montée sur un champ de
neige impressionnant. Les rayons du soleil étaient forts. Notre
montée a duré 5
heures. Rendus au camp de base, nous avons installé notre tente,
de bons
ancrages étaient essentiels, car le vent
s’annonçait imposant en soirée. Par la
suite, nous avons effectué la vérification des
équipements pour le départ pour
le sommet.
Jour 5: le sommet
Nous nous levons à minuit pour commencer l’ascension. Nos
préparatifs du départ ont été plus longs que prévu. Enfin, nous quittons le camp
de base, nous traversons le premier champ de glace, par la suite nous passons le
« Cathedral Gap », une ascension, cette fois-ci sur des pierres,
crampons aux pieds. Ceux de ma partenaire commencent à céder tous les 15 mètres. Nous
commençons la montée du glacier Ingraham, les crevasses sont
impressionnantes. Rendus à « Disappointement
Cleaver » le vent s’est levé et le froid s’est mis de la partie. À 12 113
pd d’altitude, les crampons de Marie-France ne tiennent plus après ses bottes,
nous décidons, suite à ce bris d’équipement, de redescendre au camp de base. En
descendant au levé du soleil, nous admirons l’immensité des lieux, les
crevasses, les senaqs et les pics rocheux. Après une pause
au camp de base, nous retournons au camping Cougar Rock.
Jours 6 et 7:
Nous avons découvert le parc en voiture, pris de
nombreuses photos et effectué des petites randonnées touristiques.
Jour 8:
Nous nous dirigeons vers le mont Adams, à 3 heures de
route du parc du mont Rainier. Nous avons installé notre tente sur le bord
d’une rivière dans un camping isolé ($5 par jour) près du village de Trout
Lake, population 1 000 habitants. Ce site nous a été recommandé par une
« Ranger » du bureau d’inscription de l’ascension du mont Adams. Cet
emplacement était charmant et très peu fréquenté (12 sites).
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Jour 9: randonnée dans la réserve indienne Yakama
Pour se rendre au début du sentier «Bird Creek Meadow
Trail» (6 082 pd d’altitude) nous avons roulé durant 1 heure et demie sur une
route de terre sinueuse en montagne. Ce sentier en est un des plus réputés
parmi les randonnées du Nord-ouest américain. Le paysage était généreux,
cascades et champs de fleurs ont agrémenté notre passage. Au dîner, nous avons vu
le glacier du mont Adams. En fin d’après-midi, nous obtenons notre permis
d’alpinisme pour faire l’ascension du glacier du mont Adams.
Jour 10: de 5 600pd à 9 317pd
d’altitude
Nous entreprenons l’ascension du mont Adams 12 276pd
d’altitude, deuxième sommet de l’État de Washington. L’objectif de la journée est
de se rendre au camp de base. Après avoir effectué une première montée sur un
ancien chemin qui menait à une mine, nous poursuivons notre route sur un
sentier de pierres friables («srambles rocks»), le port du casque est essentiel
dû aux roches qui peuvent débouler de la montagne. À partir de cette section,
le sentier n’est plus balisé. Nous devons nous orienter sur le champ de neige
qui annonce le glacier. Après quelques heures, nous arrivons au début de ce
champ à 8 200 pd. Tout au long de notre montée, nous prenions le temps
d’enregistrer des points de repère sur le GPS, ce qui a facilité notre retour.
La marche sur le champ de neige a été laborieuse dû au soleil qui rendait la
neige molle et très trempée, nous avions à contourner des petits ruisseaux qui se
formaient à cause de la chaleur. Rendus au camp de base, nous avons installé
notre tente dans un cercle de pierres afin qu’elle soit protégée du vent.
Jour 11: le sommet
Nous
commençons l’ascension vers le sommet à 6 heures le
matin afin de profiter de la dureté de la neige. La voie du
glacier empruntée
ne nécessitait pas d’être encordé, cependant
crampons et piolet étaient
essentiels. La montée était abrupte, nous nous
arrêtons à l’occasion pour admirer
le paysage, les couleurs des montagnes étaient impressionnantes
dû au soleil
qui se levait. Après 2 heures et demie de montée,
nous arrivons au sommet à
12 276pd. Le point de vue est grandiose, nous revoyons les monts
Rainier, St Helens et Hood. Au sommet, nous rencontrons trois
autres
alpinistes fières de leur ascension. La descente sera un beau
défi, cette pente
abrupte que nous avions montée sans problème devient une
paroi glacée que nous
affrontons qu’avec notre piolet comme seule assurance. Nous avons
réalisé la
dernière partie de cette pente en se laissant glisser sur les
fesses, un jeu
d’enfant. Rendus au camp de base, après un repos, nous
reprenons le chemin du
retour. Les points de repère sur le GPS nous ont aidés
à garder le cap afin
d’éviter de descendre dans une mauvaise direction qui,
selon les « rangers » rencontrés,
arrive régulièrement ; ainsi certains individus
se retrouvent dans la forêt à la base de la montagne loin
du sentier du retour.
Vers17h00, nous sommes arrivés à notre point de
départ de la veille, fiers
de notre réalisation.
Jour 12:
Nous
avons exploré la région volcanique du mont Adams.
En plus des champs de lave visités et des cavernes
explorées, nous avons cueilli et dégusté un petit
fruit sauvage, le « huckleberry », un cousin du
bleuet.
Jour 13 :
Destination mont St-Helens, nous nous sommes rendus à «Windy
Ridge», un sentier où nous pouvions observer le cratère du volcan qui n’a cessé
de fumer depuis son éruption en 1980. À notre passage, un autre sentier qui permet
l’ascension près du cratère, était fermé pour des raisons de sécurité. Pour
explorer cette région, il a fallu prévoir une bonne quantité d’eau potable, car
le soleil était très chaud et l’absence d’arbre à la suite de l’éruption du
volcan ne laissaient aucun répit. Le tout nous donnait l’impression d’explorer
un territoire encore sinistré.
Jours 14 à 18: roadtrip
Nous quittons ce paradis des marcheurs pour nous rendre
sur la côte de l’Oregon en passant par la «Columbia River». Sur le chemin, nous
nous sommes arrêtés pour observer les nombreuses chutes de ce secteur et visiter
la plus importante gorge, une randonnée de 2 heures. Nous nous installons dans
un camping d’état près du village de Yachat.
Notre deuxième journée sera consacrée à une longue randonnée sur les
plages désertes de l’océan Pacifique et en fin d’après-midi nous avons monté une
petite montagne et cueilli des champignons sauvages.
Nous avons aussi parcouru en voiture la côte sud de
l’Oregon. Les deux journées suivantes ont été consacrées à notre retour vers le
nord de l’état de Washington. Les paysages de l’Oregon sont de toute beauté. Une
piste cyclable, la Costal Bike Trail, nous a donné le goût d’y revenir afin de
relever ce défi de 645km. Les cyclistes y sont les bienvenus, il y a une
logistique afin de répondre aux besoins de ces randonneurs en vélo. Après ces
longues journées de voiture, nous sommes de nouveau dans les montagnes au parc
de North Cascades, section du mont Baker.
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Jour 19:
De notre campement au "Silver Fir", nous avons pris
la direction en voiture de Heather Meadows. De là, nous avons emprunté le sentier
en direction du lac Ann. Le ciel était couvert, nous marchions dans un épais
brouillard. Ne voyant pas les montagnes, nous avons porté attention aux
différents fruits sauvages : bleuets, mûres et « huckleberries »,
la cueillette est devenue magique. Rendus au lac Ann, le soleil perce à peine
et nous pouvons enfin voir quelques instants les glaciers qui s’imposaient. En
résumé, une belle randonnée de 17
km (dans les nuages) et une bonne provision de petits
fruits sauvages.
Jour 20:
Cette journée a été une des plus belles journées de randonnée
de notre expédition ; la Ptarmigan Ridge (20km) est un sentier qui, après une
montée abrupte, se poursuit sur une crête et nous fait découvrir pendant une
bonne partie de la journée les glaciers du North Cascades pour enfin, arriver
tout près du mont Baker. Plusieurs randonneurs empruntent ce sentier pour faire
de longues randonnées en arrière-pays, ce qui en vaut la peine.
Jours 21 et 22:
Ces deux journées ont été consacrées à explorer la partie
centrale du parc North Cascades. La route 20 dans le parc est un incontournable,
les glaciers et les lacs d’eau turquoise sont des plus impressionnants. Nous
avons parcouru un sentier à l’extérieur du parc moins achalandé avec un défi
intéressant (20km). Après une montée costaude, nous voici encore entourés de
hauts sommets et sur un sentier complètement isolé de roches friables. Nous
avons pu admirer le mont Glacier.
Jours 23 à 26:
De retour vers Seattle, nous avons fait un arrêt sur les
îles de San Juan. Cet archipel compte 457 îles et est le paradis des amateurs
de kayaks. Nous avons installé notre campement au «San Juan County Park
Campground». Au cours de cette journée, nous avons exploré les différents
sentiers de la partie sud de l’île. Les différents points de vue nous ont permis
d’admirer les îles avoisinantes et la beauté des récifs de cette côte. Au cours
des deux dernières journées, nous avons visité la ville de Seattle : les
marchés, les rues commerciales, les bistrots et les restaurants. Nous avons été étonnés
de la convivialité des gens rencontrés et de la beauté de cette ville. Avant
notre départ pour Montréal, nous avons passé quelques heures au « Green
Park », lieu de rencontre des joggeurs et des cyclistes, l’ambiance était
agréable tout comme elle le fût tout au long de notre expédition.
En résumé, l’état de Washington est un paradis pour les
amateurs de plein air. Notre expédition en fut une d’alpinisme et de longues et
de moyennes randonnées qui nous ont laissé de très bons souvenirs. Nous aurions
pu faire dans cet état :un voyage de vélo, des expéditions en kayak, de
l’escalade de roches, faire l'ascension d’autres sommets et de longs séjours en
arrière-pays, et nous aurions été aussi comblés par cette terre d’aventures que
nous l’avons été. En somme, nous y retournerons.
Bonne expédition !
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| L'ascension du mont Rainier |
récit de voyage
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Les cinq heures de montée se
passent bien, après avoir traversé un long champ de neige nous arrivons au camp
de base. Nous installons notre campement sur une belle neige blanche. L’après-midi
est merveilleux, le soleil brille. De notre campement, nous admirons le sommet du
mont Adam, ainsi que celui du mont St-Helen. Les autres montagnes en avant-scène
nous offrent aussi un spectacle magnifique poursuivre le récit |
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| Galerie de photos |
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| copyright Benoit Marsan 2010 |
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